En plus d'être une merveille architecturale, Alticcio est un pôle intellectuel unique dans la bande de contre.
Sov, page 252
Alticcio est la ville la plus Oriental de la bande de contre, nichée au bord du massif des Malachites et à la sortie de la porte d’Urle. Elle est constituée des nombreuses tours[1] qui lévitent au-dessus du sol grâce à la puissance du Fleuvent. Elle est un port important pour atteindre Norska.
Descriptions[]
La ville d’Alticcio est adossée sur une chaîne de montagnes très élevée : le massif des Malachites.[2] Elle est bâtie au-dessus du Fleuvent dont la puissance lui permet de voler. En effet, aucune fondation ne peut être érigée au cœur du Fleuvent sans s'effondrer à cause de l'abrasion exercée par le courant. Ainsi, la ville lévite sur un matelas d’air dévié par un réseau de panneaux en métal. Ce courant ascendant perdure jusqu’à quarante mètres, au-dessus, une série de feu prennent le relais.
Pour avoir un flux d’air toujours suffisant au maintien de la ville, une écluse est bâtie à la sortie de la porte d’Urle. Elle est percée de douze tuyaux, répartie sur les deux battant de la porte, qui recueillent le vent et l’amènent via des conduites sur des éoliennes et moulins Tourangeaux avant d'arriver sur les panneaux.
La ville est d’une verticalité étonnante, composée de tours de plus cent mètres, mais branlante. Une myriade de beffrois de pierre et de bois, avec à leurs sommets des campaniles, couvre la ville ; sans compter les pharéoles qui hululent la nuit pour communiquer. Quelques tours, les plus riches, s’ornent de palais en verre juché sur des pitons de marbre et couvert de châteaux d’eau. D’autres tours présentent des cabanes perchées dans les arbres majestueux ou des colonnes fines où des stylites haranguent ceux qui traversent les passerelles en corde entre les tours. De nombreuses terrasses, toits en ardoises ou girouettes agrémentent aussi le paysage. C’est dans ces hauteurs que vivent les Tourangeaux qui surélèvent les tours d’année en année.[3]
La basse des tours, entre dix et trente mètres, est occupée par un mélange d'artisans et de commerçants. Ils louent leurs terrasses ou des emplacements de crochet d’amarrage pour ballon pour les plus riches des Racleurs qui s’y entassent.[4] Avec ces tours serrées et la puissance du Fleuvent, peu de véhicules peuvent y voler. La majorité des toits sont en pierre de basse qualité.
Dans la nouvelle, les beffrois sont faits d’os et de bambous et des campaniles d'albâtre. Un quartier est unique : l’Archipelle, lieu de vie des Angéliques où se dressent de nombreux beffroi de granit, fer et bois planté dans le lit du Fleuvent.
Politique et administration[]
Dans la nouvelle, la Haute Loge Barfique dispose d’un pouvoir dans la ville sans plus de précision. Alors que le roman, la ville est dirigée par un Exarque nommé par l’Hordre d’Aberlaas. Il dispose d’une grande autonomie du à l'éloignement de l’Hordre[5], ce qui lui permet de disposer d’un pouvoir féodal sur la cité. Il est entouré d’une marée de courtisans dont la richesse et le pouvoir dépendent de son bon vouloir. Néanmoins, on sait que certains courtisans sont influents au palais, notamment des comtes.
Une garde civile est présente dans la ville pour protéger la ville de l'incursion de pirate ou de Racleur. Elle est armée d'arbalète et de hallebarde, elle utilise des cors disposés dans toute la cité pour prévenir des dangers. Elle utilise aussi différents moyens de locomotion comme des ballairs ou des éolicoptères. La garde dispose de spécialiste comme des acrobates qui grimpent des parois à la ventouse ou des gardes volants (comme le fait Erg).[6]
Populations et société[]
La ville est cosmopolite dans la nouvelle avec la présence de poète, ascète, d'écureuils parlant[7], de canadair, d’Angéliques, de Tourangeaux et de Barfs.
Le roman en fait une ville homogène élitiste où un peu plus de deux mille personnes y logent.[8] Appelée Tourangeaux, ils sont ducs, comtes, palatins ou simples courtisans. Les plus pauvres sont gardes, artisans ou commerçants, enfin certains Racleurs intègrent la ville mais sont très peu nombreux. La ville est une métaphore de la lutte des classes, où les plus riches touchent le ciel sur une base de travailleurs aliénés.
Economie[]
C’est un port pour les Fréoles qui commercent avec la ville, une petite partie des habitants produisent des objets mais surtout pour alimenter la ville. Les ressources venant principalement des racleurs qui airpaillent le Fleuvent. Ils vendent leurs récoltes aux “Monteurs d’escaliers” qui les achètent pour les revendre le double, quatre vingt mètres plus haut que le sol.[9]
La monnaie utilisée est "l’unité".
Culture[]
Les habitants apprécient les concours de faucon et le vol, notamment les Angéliques. Les Humains se déplacent avec divers embarcations comme les barcarolles, les ballons d’air chaud, les ailes volantes, drakkair ou les vélivélos quand ils n'utilisent pas les ponts de singe entre les tours, ne sautent pas de terrasse en terrasse ou glissent, suspendu par un câble, assis dans une cage en osier.[10]
Les humains sont de grands amateurs de joute orale et des Courses du Barf. Dans les deux cas, des habitants s’y préparent toute leurs vies comme des sportifs comme les ascètes ou les membres de la Haut Loge. De nombreux aérudits logent à Alticcio et compilent un savoir, notamment sur l’Extrême-Amont, dans la tour d’Ær.[11] Ce qui fait de la ville un haut lieu de savoir dans la bande de contre.
Histoire[]
La ville fut fondée à un âge inconnu[12] par des pionniers. Elle s’est agrandie en attirant des chercheurs d’air, des flibustiers de grand vent mais aussi aérudits. L’Hordre s’en est servi comme un avant-poste pour l’Extrême-Amont et sert de base d’expéditions pour les Fréoles.[13]
Plusieurs Hordes sont passés par le Fleuvent, même si nous ne savons pas si Alticcio était fondé. Nous pouvons confirmer les 26, 27, 31, 32, 33 et 34ème Horde ont affronté le Fleuvent.[14]
Nouvelle[]
Elle est le lieu de la Course.
Roman[]
La ville déplaît à la 34ème horde qui préfère dormir à la Carapace, c’est une ville arrogante pour Sov.
Elle est le lieu des épreuves d'ouverture de l'écluse.
Personnes notables[]
Nouvelle[]
Roman[]
- Exarque et Sélème.
Lieux notables[]
Nouvelle[]
- De nombreux Palazzo de famille noble comme les Carlin, da Mare, Stozzi[15],
- Plusieurs religieux :
- Abbaye de Lebthem (avec ses gargouilles),
- Basilique de Priape,
- Cathédrale monotour du Flottant.[16]
- Colonne de porphyre de l’ascète Zeleude,
- Séquoia Leto[17],
- Pic granitique de Bure,
- La campanile Rose,
- Tour des Paris,
- Le phare Eolo (qui guide les drakkairs au son d'hélitrompes),
- Des beffroi comme ceux de Triptul ou d’Orphys[18],
Roman[]
- Palais de l’Exarque,
- Palais de la Neuvième Forme,
- L’écluse,
- La Carapace,
- Tour d’Ær.
Notes et références[]
- Des Condors de Brume sont parfois aperçus près des lacs en aval d’Alticcio.
- Alticcio veut dire "éméché" en italien.
- ↑ Alticcio avec ses nombreuses tours peut faire penser à San Gimignano en Italie.
- ↑ Il faut contourner par le nord ou le sud pour pouvoir passer ce massif comme le font les expéditions Fréoles ou les Obliques, à pied il faut une année pour le faire.
- ↑ Sov, page 250-248
- ↑ Cela peut faire penser à beaucoup de ghetto de l’air industriel ou actuel comme ceux Sud-african : https://www.youtube.com/watch?v=iJ3zSu3XTLY)
- ↑ Il faut sept ans pour faire un aller-retour jusqu'à Aberlaas avec un navire rapide contre vingt cinq ans en contre à pied
- ↑ Sov, page 214-213
- ↑ Un langue faisant penser à l’Italien
- ↑ Page 242
- ↑ Page 212-211
- ↑ Caracole, page 254-253
- ↑ Oroshi, page 252
- ↑ Avant la 26ème Horde, soit au moins depuis deux cent ans (une Horde est formée au mieu tout les vingt-cinq). De plus, un livre contenu dans la tour d'Ær date d'au moins quatre siècles.
- ↑ Sov, page 252
- ↑ La 18ème Horde même si elle a passé la porte d’Urle, il n’est pas sûr qu’elle est connu Alticcio. Les 32, 33 et 34ème sont confirmées quant aux 27 et 31, elles ont passé la porte d’Urle.
- ↑ Les Strozzi sont une famille florentine plus riche que les Médicis qui durent s'exiler à Sienne à cause de ces derniers
- ↑ La cathédrale sonne les interdiction des vélivols et est reconnaissable de loin avec son oriflamme qui culmine à 150 mètres
- ↑ Lieu de vie d’écureuil parlant et perchoir préféré des Angéliques. Autour de son tronc est enroulé un escalier en colimaçon qui atteint sa frondaison à plus de cent mètres de haut.
- ↑ Il accueil des sages de la Haute Loge Barfique








