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Sélème, surnommé le Stylite[1], est un érudit jouteur d'Alticcio dont il est le champion. Il vit reclus au sommet de la ville pour méditer sur la langue et ne descend que pour des affrontements comme celui qui l’oppose à Caracole.
Apparence et personnalité[]
Roman[]
Son apparence est caractérisée par sa vie d’ermite : il est rasé de près, crâne comme barbe, porte un suaire blanc sale, a les joues creusées et la peau blanche.
Sa vie est dédiée aux joutes verbales dont il passe ses journées à mémoriser mots et répliques. Son style en est imprégné, sélème selon Caracole, après avoir lu les retranscriptions des joutes précédentes : “improvise peu, rimeur surtout en rime longue. Il contre-assonne peu. Il se sert de strophes qu’il a récité par cœur durant ses journées d'ascète. Il est technique, très pointu en lexique et il a quelques fulgurances.”
D’après Sov, il dégage une puissance intellectuelle impressionnante. Oroshi témoigne qu’il n’est pas habitué à la foule, ce qui le déstabilise vers la fin de la joute, surtout depuis l'arrivée et la clameur des racleurs.
Il fait très mauvaise impression à toute la horde :
- C’est un serpent pour Sov,
- C’est un moine cruel et malsain qui ressemble à une méduse ramassée pour Aoi,
- Oroshi juge son vif égocentré et très avare,
- Caracole est très agressif envers lui lors de la joute.
Histoire[]
Avant le roman[]
Des rumeurs glanés par Sov, il en tire cinq constantes :
- Il vit en autarcie sur une colonne de carrare de cinquante mètres de haut depuis dix-huit ans,
- Il passe ses journées à travailler la langue, ce qui en fait un orateur doué,
- Il ne descend que pour répondre aux provocations en joute stylistique,
- Il les a toujours gagnés, soit une centaine de victoires,
- Il a un fort crédit intellectuel et religieux dans les élites par ce fait.
Ceci est prouvé par le maître de cérémonie de la joute qui expose la grandeur et la probité de Sélème, connu d’Alticcio jusqu’à Aberlaas.[2] De plus, il est réputé redoutable par tous les Tourangeaux interrogés par Sov.
Pendant le roman[]
Il est choisi par l’Exarque, en son titre de champion, pour affronter Caracole lors de la troisième épreuve imposée à horde pour continuer leur contre : une joute stylistique. Au vu de sa réputation et de celle du troubadour, sans parler de l’enjeu, le duel est annoncé grandiose et fait salle comble au palais de la neuvième forme.
Le styliste est arrivé en avance et s’est installé en tailleur avec son scribe sur la scène. Il psalmodie des mots inaudibles, pour Pietro, mais à l’air de “réviser” avant la joute ; sans que le bruit ambiant ne le dérange pour l’instant.
Il accueille Caracole froidement avec un bref regard et une poignée de main molle et froide.[3] Il reste en tailleur lors de l’échange et le sera pendant toute la joute.
Après un duel historique qui le voit malmener et porter à une égalité à la manche trois, il finit par remporter le duel et se retire peu après.
Apparitions[]
Chapitre 12 du roman et mentionnée dans le 13.
Notes[]
Siméon l'Ancien et Siméon le Jeune sur leurs colonnes respectives.
- ↑ Un styliste est un ermite chrétien qui vit une vie d’ascète au sommet d’une ruine ou d’une colonne pour être coupé du monde et se concentrer sur les cieux. Le terme vient du grec colonne, on peut aussi y voir un terme renvoyant au style et donc à l’art oratoire qui correspond à celui du personnage.
- ↑ C’est une formule de cérémonie, il n’est donc pas forcément connu partout, surtout que la Horde n’en a jamais entendu parlé mais il est certain qu’il possède un prestige dans la cité. Même si Caracole ne semble pas le connaître alors que cela ne fait que cinq ans qu’il a quitté la ville, cependant on sait que le Caracole de cette période avait tendance à tout oublié.
- ↑ C’est Sov qui nous rapporte que la peau de Sélème est froide. On ne sait pas comment il peut avoir cette information, peut être le troubadour lui a dit ou est-ce une sensation rémanente du vif de ce dernier.
C’est le seul personnage extérieur à la 34ème Horde dont on connaît le symbole qui est “]”. Il peut rappeler celui de Sov “)” qui renvoie à une érudition mais c’est plus certainement à la verticalité d’une colonne où il vit qu’il renvoie.
Il semble avoir été inspiré de Zeleude, artiste styliste de la nouvelle “Une stupéfiante salve d’escarbilles de houille écarlate”.
